Les tableaux du narthex

Tableau Saint Roch
Signé et daté : SMITH, 1746
Ce tableau était sans doute associé anciennement à un autel saint Roch, en pendant avec un autel de la Vierge.
Sa composition est traitée dans le goût de la peinture anglaise, notamment dans les paysages et le visage du saint. A noter : la présence d’un repentir au niveau du chapeau, que saint Roch devait initialement avoir sur la tête avant que le peintre ne change d’avis et décide de le représenter aux pieds du saint.Tableau Vierge à l’Enfant
Première moitié du XVIIIe siècle
Ce tableau, pendant de celui figurant Saint Roch est une copie ancienne de qualité, d’après une œuvre de Pierre Mignard (1612 – 1695), peinte lors de son séjour à Rome entre 1636 et 1657. Contrairement à d’autres copies cette version ne représente pas saint Jean-Baptiste.
Cette œuvre était probablement associée à l’autel de la Vierge et pourrait avoir été, comme le saint Roch, le résultat d’une donation faite par Claude Marin en 1669.
Dans la monographie de l’instituteur (A. Lefrançois), rédigée en 1891, il est indiqué que les deux tableaux sont les seuls à rester du legs de Claude Marin.
st-roch
Tableau Sacrifice à Vesta XVIIIe siècle Ce tableau est une représentation tirée de la mythologie romaine. La toile originale et son pendant figurant un « Sacrifice à Silène », aujourd’hui conservées au musée des Beaux-Arts de Dresde, ont été réalisés par le peintre italien Sebastiano Ricci.
Le tableau de Grosrouvre était répertorié comme une copie très agrandie. La qualité de l’œuvre révélée lors de cette intervention laisse à penser qu’il s’agirait plutôt d’une réplique d’atelier, qui pourrait avoir été exécutée par la main même du maître.
La restauration du cadre a permis d’identifier le donateur de ce tableau : Offert par Monsieur Ernest May en 1910.

D’après l’étude de Madame Cécile Garguelle conservateur délégué des Antiquités et objets d’art, la restauration a été financée à 70% par le Conseil Général des Yvelines et 30% par Les Amis de Grosrouvre.

Restauration d’une statue du XVI siècle
La Vierge à l’Enfant

Cette statue, anciennement placée à l’extérieur de l’église, a été déposée lors des travaux de la tour du porche en 1999. Malgré les mutilations, certains détails visibles comme le visage et les mains de la Vierge laissaient entrevoir la qualité de la sculpture, qui a d’ailleurs été confirmée lors du déplacement et la restauration de ce groupe.
L’intervention de restauration a été effectuée en deux phases distinctes. La première phase consistait à consolider l’œuvre, après l’avoir dégagée préalablement des épais micro-organismes présents sur toute la surface. Puis, une étude précise de la polychromie a été réalisée afin de déterminer le niveau de dégagement mais aussi le traitement à mettre en œuvre.
A l’issue de cette première phase, il a été décidé de dégager la polychromie originale, bien que lacunaire, et de reconstituer une partie du visage de la Vierge, sans doute abîmé lors des bombardements de la seconde guerre mondiale, afin de redonner à cette statue une plus grande homogénéité esthétique tout en laissant entrevoir sa richesse colorée passée. En revanche, afin de respecter la déontologie propre aux monuments historiques, la tête de l’enfant Jésus, n’a pu être restituée, comme cela est souvent le cas, faute d’éléments existants sur son aspect original.

Cécile Garguelle, conservateur délégué des Antiquités et objets d’art Restauration :
Béatrice Dubarry, restauratrice du patrimoine.
Restauration financée à 70% par le Conseil Général des Yvelines et 30% par Les Amis de Grosrouvre.

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